Vivre/Les Corbenois ont du talent/Andrée DIDIER-TROUSSELLE
Andrée DIDIER-TROUSSELLE
LES HAITIENS.
Ils vivaient, appréciant chaque jour
Jours que jamais ils ne comptaient.
Le soleil était leur univers
Tout comme l'était celui dela mer.
Ils ne demandaient rien à personne
Suivant leur chemin de bonhomme
Jusqu'au jour où soudain arriva
Un cyclone qui dévasta.
Puis un autre vint le rejoindre
Et la nuit laissa le jour poindre.
A ces assauts l'homme était préparé
Chacun alors tenta de se sauver.
Cette fois le sort a frappé fort.
La terre a tremblé, encore et encore
Ne laissant partout que des ruines
La désolation, la famine.
En ce jour néfaste c'est la panique,
Cris, hurlements, appels au secours.
On peut dire que c'est fatidique
Mais ils prient Dieu avec Amour.
Tous ceux qui se dévouent ont trouvé
Une étendue infinie de décombres.
Alors ils se sont mis à chercher,
Dans les gravats, la poussière et l'ombre.
Les dégâts sont incommensurables,
Aussi les vies qui ont cessé.
Auront-elles une sépulture honorable ?
Hélas, impossible de l'affirmer.
Aidons-les, partageons avec eux,
Offrons, même si ce n'est qu'un peu.
Nous nous devons de leur tendre la main
De les soutenir quant à leurs lendemains.
Poème lu par Mme DIDIER-TROUSSELLE lors de la cérémonie des voeux du maire de la commune, janvier 2010.


